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 Je le veux, je l'aurais

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Saoirse E. Luraschi

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MessageSujet: Je le veux, je l'aurais   Mar 27 Nov - 20:07


Titre du sujet feat pseudo + pseudo



Congé, j'avais congé

Malheureusement, si j'ai congé, c'est pour une simple raison, je suis en congé maladie. Mais je ne l'ai pas avoué à Lukas. Il ne doit pas être au courant de ça. Je le nui ai jamais avoué que je suis malade, que j'ai une petite espérance de vie, que je fait des allers-retours à l'hôpital. Je ne veux pas qu'il soit au courant, je ne veux pas qu'on me prenne en pitié à cause de cette stupide maladie. Je n'ai jamais demandé à être malade, je veux juste être comme tout le monde, en bonne santé, mais ce n'est pas le cas.

Ce matin, je devais aller faire des testes à l'hôpital, des simples contrôles de routine, pour voir si la maladie ne s'étend pas. Bien sûr, j'avais demandé à mon médecin de ne rient dire à Lukas, s'il doit être au courant, je préfère que se soit moi qui le lui annonce et pas une autre personne. Il y a juste un point que j'ai certainement oublié....je n'ai pas la même infirmière à chaque fois, alors que je l'avait demandé... Il se peut qu'une ai fait le lien et ai été demandé des informations à Lukas... Il ne faut pas que ça arrive, je ne veux pas!

J'entrai dans l'hôpital, me dirigeant comme un automate vers le service pulmonaire, en espérant ne pas tomber sur mon cher et tendre compagnon. La séance se passa comme d'habitude. Le docteur posa d'abord des questions pour voir l'état de la maladie, puis ensuite séance de kinésithérapie respiratoire, pour dégager les bronches, et me permettre de mieux respirer. A la fin de la séance il me prescrit une ordonnance chargée de médicaments, mon pain quotidien. Après les salutations, je sortis de la salle, en me dirigeant vers la cafétéria pour aller acheter un petit quelque chose à manger.

Bon, maintenant, il fallait que je trouve comment occuper le reste de ma journée... Un petit tour dans les magasins, ça faisait longtemps que je n'avais plus été faire du Shopping! Je ne faisais pas n'importe quel shopping, du Shopping pour Altivo! Il me fallait deux trois truc pour lui. Cependant, le magasin avait beau être grand, je ne trouvai pas ce qu'il me fallait. C'est donc sans achats et déçue que je me rendais au parc. En chemin, je suis passée devant un magasin de vêtements, il a fallu que je rentre dedans, bien entendu. Après un petit tour, je ressors avec un seul achat un noeud papillon pour Lukas...je n'ai rien trouvé pour moi, je suis vraiment à plaindre.

Finalement j'atteins le parc, et alla me chercher un chocolat chaud, avant de me mettre sur un banc, pour regarder tout les gens qui passent, et me moquer gentiment d'eux. Enfin pas me moquer, regarder pourquoi je les trouve bizarre. J'ai une très bonne raison de ne pas me moquer des gens qui ne sont pas habillés comme tout le monde, Monsieur Eleventh! Il a son propre style, étrange par moment je l'accorde, mais il est tellement Sexy comme ça! Enfin, ça ne plais pas à tout le monde... Mais moi si.

C'est étrange la vie par moment, ce que je veux le plus au monde, je ne peux pas l'avoir. Si je donne naissance à un enfant, il a une chance sur deux d'avoir ma maladie, et je ne veux pas qu'un enfant ai la même vie que moi. Un vie tellement dure et éprouvante. Une bien courte vie. Généralement, les personnes savent qu'elles vont mourir tard, moi c'est le contraire, chaque fois que je prend un an je me réjouit d'être restée un an de plus en vie. On m'a souvent répété que je n'aurais jamais vingt quatre ans, que je mourais avant d’asphyxie. Je veux prouver à ses gens que je peux atteindre cet âge! Je veux prouver que je peux vaincre cette maladie.

Des larmes coulaient le long de mes joues, lorsque je me rendis compte que j'allais peut-être laisser un homme tout seul sur cette terre, sans qu'il sache pourquoi. Il y avait une bonne raison à mon célibat prolongé, ma fin. A part ma mère, je ne voulais que personne ne se retrouve seul à cause de moi, mais maintenant c'est trop tard. Il était entré si brutalement dans ma vie, il l'avait changée, me faisant perdre pieds, illuminant mes journées, aussi sombres soient-elles. Si je pars, il allait être la personne la plus dévastée de toute la terre, et ça je ne voudrais jamais que ça arrive! Il ne faut pas qu'il sois seul, il est incapable de prendre soin de lui. Si je pars, il me rejoint deux semaines après, j'en suis intimement convaincue.

Remontant mes pieds sur le banc, je ramenais mes jambes contre moi pour les entourées de mes bras. Je posa ma tête sur mes genoux pour cacher tant bien que mal que les sanglots prenaient peu à peu le dessus sur moi


(c) alysha



Je l'ai édité tellement de fois xD J'ai finalement opté pour une Saoirse atteinte de la mucoviscidose ^^

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Lukas Eleventh
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MessageSujet: Re: Je le veux, je l'aurais   Mar 22 Jan - 2:34

Hey Lukas, viens voir ... Lorsque ton confrère t'a appelé, ce jour-là, tu es allé le voir sans te poser de questions. Tu ne t'en poses jamais, bien entendu, car tu es toujours prêt à rendre service, n'importe quand, n'importe comment, à n'importe qui. Lorsque tu as su, tu crois que tu n'as pas pu tenir debout. Tu ne t'en souviens plus très bien, à vrai dire ... Tu aurais préféré que cela n'arrive pas. Tu aurais voulu qu'elle aille bien. Le pire dans tout ça ... C'est qu'elle ne te l'a pas dit. Ne te fait-elle pas confiance ? Pourquoi ne t'en a-t-elle pas parlé, enfin ? Tu n'es pas vraiment en colère contre elle, ça non ... Même si tu le voulais, tu n'aurais jamais pu. Tu te sens juste ... Trahi, un peu triste, aussi. Lorsque le médecin t'a posé la question, tu ne t'y attendais certainement pas. Lorsque tu lui as assuré que tout allait bien, lorsqu'il est parti, tu t'es retrouvé à genoux sur le sol, les joues inondées de larmes incontrôlables. Depuis ce jour-là, tu fais comme si de rien n'était. Tu ne lui as jamais dit que tu savais. Jamais.

Tu ne veux pas qu'elle sache. Tu veux pouvoir l'aider sans qu'elle s'en aperçoive. Telle que tu la connais, elle t'empêcherait de continuer tes recherches. Oh, certes, ce n'est pas grand-chose car n'étant pas ton domaine, la mucoviscidose reste une maladie inconnue à tes yeux, mais qui se dévoile peu à peu. Tu as commencé à étudier les symptômes, les différents stades d'évolution, les traitements. Tu ne comptes plus le nombre d'heures de sommeil que tu as perdu en feuilletant tous les livres qui traitent du sujet, tu ne comptes plus le nombre de fois où tu as menti à Saoirse sur tes activités nocturnes - ou diurnes, même, parfois. Cela te fait du mal de ne pas lui dire, mais tu veux tellement la sauver que tu encaisses sans rien dire, sans broncher, comme toujours. Tu as toujours caché les bouquins qui traînent chez toi, de peur qu'elle ne tombe dessus malencontreusement. D'ailleurs, ce matin tu es parti en les laissant grands ouverts sur le canapé et la table basse, tu es tellement en manque de sommeil que tu n'as pas pris le temps de ranger correctement. Rofl ... Qui s'en préoccupe, après tout ? Tu n'auras qu'à le faire en rentrant, c'est tout.

Tu as travaillé toute la journée, du matin jusqu'à l'après-midi. Alors que tu t'apprêtes à quitter l'hôpital, une infirmière t'aborde et te tape la discut' pendant dix minutes. Elle parle de Saoirse, de ses examens de ce matin, de ce qu'elle faisait cette après-midi lorsqu'elle l'a croisé durant sa pause ... Wait, ses examens ? Ton regard se rembrunit, tu remercies celle qui est venue t'informer de tout ceci puis quittes ton lieu de travail, la mort dans l'âme. Tu décides d'essayer de trouver ta petite amie, après tout elle ne devrait pas se trouver loin de l'endroit indiqué par ton aînée ! C'est ainsi que tu te retrouves à flâner devant les magasins sans vraiment regarder ce qu'il y a à l'intérieur, juste qui entre, qui sort, qui traîne comme toi. Tu ne vois pas la blonde ... Où est-elle ? Tu ne veux pas lui envoyer de texto ni même l'appeler, souhaitant lui faire une petite surprise ... Si toutefois tu arrives à la retrouver parmi cette masse de gens. Ah ... Au final, tu te retrouves au milieu d'un parc sans vraiment savoir comment tu es arrivé là. Tes yeux farfouillent chaque recoin de l'endroit, de la moindre feuille au moindre buisson, au moindre banc ... Banc ? Ah !

Tu la vois, enfin. Ton regard s'illumine et tes yeux se mettent à briller de mille feux, comme si tu revivais. Mais ... Elle ... ? Ton coeur se serre à cette pensée, tu as tôt fait de te précipiter dans sa direction, ralentissant au fur et à mesure que tu te rapproches pour ne pas faire de bruit. Lorsque tu te trouves à quelques centimètres, à peine, d'elle, tu t'assois juste à côté et la prend doucement dans tes bras, comme si elle était la prunelle de tes yeux. Tu n'aimes pas voir quelqu'un pleurer, cela te rend tout simplement aussi triste que cette personne. Tu ne supportes pas de voir quelqu'un souffrir ... Encore moins Sweetie. Alors tu fais tout pour qu'elle ne pleure plus, passant l'une de tes mains dans ses cheveux pour la rassurer, l'autre frottant légèrement son bras. « Hey ... Ne pleure plus, je suis là, tout va bien ... » lui murmures-tu pour qu'elle s'arrête de trembler. Ca te tue de la voir ainsi, à tel point que tu en as oublié tous tes soucis.

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Do I trust Mankind to save itself ? The truth is, I don't know. After everything I've seen, all the fighting and the chaos around me, I only know what I want to believe : somehow, human decency will triumph. Most of the time, I tried to keep my values in mind, knowing my actions did not have to harm others. I held on to my humanity, resisting the urge to abuse power or resources in order to meet my goals. Ordinary men and women will have to decide together what course mankind should take. Can they do it again ? I don't know. But I do know I'm not about to let anyone, including myself, stand in their way.

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Saoirse E. Luraschi

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MessageSujet: Re: Je le veux, je l'aurais   Mar 22 Jan - 3:11

Je savait au fond de moi que j'avais caché quelque chose d'important à Lukas, mais je ne voulais pas l'inquiété plus que ce qu'il ne fallait. Il n'aurait rien put faire pour m'aider de toute manière. Ce n'était pas très loyal de ma part, je m'en rendais compte à présent. Peut-être que je devrais lui avouer, lui dire que je vie en sursit et qu'un jour les anges me reprendrons et le laisserons tout seul sur terre. Il doit être prévenu de cette éventualité. Seulement, pour lui avouer tout ça, il me faudra une grosse dose de courage. Ce n'est pas facile de dire à la personne que vous aimez le plus que vous allez mourir, et puis il ne faut pas le dire à n'importe quel moment ou endroit.

Je sentis des bras m'entourer. Je les aurais reconnu entre milles ces bras. Ceux de Lukas. Je me laissais aller, mettant ma tête dans son cou et tentant de calmer mes sanglots. Lorsqu'il me murmura que tout allais bien, j'aurais voulu lui hurler toute la vérité tellement elle me faisait mal, tellement c'était un fardeau. Je ne lui répondis pas, préférant me taire et tout garder en moi comme à mon habitude.
Une fois les sanglots calmés, je me relevais, essuyais mes joues trempées de larmes, avant de plonger mon regard dans le sien et d'aller lui déposer un baiser sur ses lèvres. Ah ce que j'avais envie de câlins pour me remonter le moral. Comme j'ai de la chance d'avoir un copain qui fait des câlins à tout bout de champs, j'allais certainement en profiter durant la soirée.

Bon, je devais saisir mon courage à deux mains, il fallait que je lui avoue. C'est vrai que j'aurais préféré le faire à l'appartement au calme chez lui, mais je ne pouvais plus attendre, j'avais déjà trop attendu. Doucement je baissais les yeux, regardant mes doigts et lui avoua d'une voix faible.

>>Non Lukas ça ne va pas. Je suis malade, gravement malade. Tout les médecins m'ont répétés que je n'allais peut-être pas voir mes 25 ans, je vais peut-être mourir.

Une fois ma révélation faite, je lui retombais dans les bras en sanglots. Je pense que lui avouez ça était la chose la plus difficile que je n'ai jamais faite. Autant dans mon métier je m'étais retrouvée dans des situations compliquées, mais il y avait toujours un moyen de m'en sortir, là pas. Enfin si il y a un moyen une greffe, mais pour ça, il me faut un donneur compatible. C'est pour cette raison que je n'ai pas beaucoup d'espoir quand à mes chances de survies.

A ce moment précis je me détestais. Comment je pouvais faire subir ça à la personne que j'aime le plus? Il va vire un enfer à mes côtés, il va sans cesse se faire du souci, me protégée. Tout ça pour quoi au final? Deux ans de vie commune, de bonheur qui seront jeter aux ordures à la fin? Si j'avais su que j'allais avoir un coup de foudre pour ce médecin je n'aurais pas été aussi entreprenante avec lui. Le pauvre, il va souffrir lui aussi, je ne voulais pas lui infliger ça.

>>Je suis désolée de pas te l'avoir dit plutôt, je n'ai jamais trouvé le courage de te l'avouer, lui expliquai-je entre deux sanglots.

Dans quoi je l'avais embarqué, je me posais intérieurement la question.

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Lukas Eleventh
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MessageSujet: Re: Je le veux, je l'aurais   Mer 23 Jan - 2:59

Elle va peut-être mourir. Cette partie de son discours te laisse sans voix, c'est exactement ce que tu ne voulais pas entendre. Désormais tu ne t'occupes plus des passants - tu ne l'as d'ailleurs jamais fait -, tout est flou autour de toi, tu ne vois plus que Saoirse dans tes bras, en larmes. Tu as beau savoir qu'elle est condamnée depuis quelques temps déjà, cela te fait un choc de l'apprendre une nouvelle fois mais de sa bouche. Tu aimerais pouvoir dire quelque chose mais rien ne sort, les mots restent bloqués dans ta gorge, incapable de parvenir jusqu'aux oreilles de ta compagne. Alors tu te contentes de la garder dans tes bras parce que c'est la seule chose que tu es capable de faire à présent.

Tu commences à avoir une boule dans la gorge, tu sens les larmes affluer au coin de tes yeux mais tu fais tout pour te retenir. Tu ne veux pas pleurer toi non plus mais c'est trop dur ... Tu es un homme en qui on lit facilement, incapable de garder tes émotions pour toi tout seul ou très rarement. Tu ne veux pas pleurer, non, non, n-- ... Bon, ben ça, c'est fait. Tu sens quelques larmes perler sur tes joues tandis que tu tiens ta petite amie contre toi, ne souhaitant la laisser partir pour rien au monde. Tu refuses de la laisser voir dans quel état tu es également, alors tu as tôt fait de passer ton bras sur ton visage pour l'essuyer. Saoirse continue de sangloter tout contre toi sans que tu puisses y faire quoi que ce soit, à ton grand regret. Tu es ... Tu es tellement impuissant !

Lorsqu'elle te dit qu'elle est désolée de ne pas te l'avoir dit plus tôt, tu as l'impression que ton coeur va se briser en mille morceaux. Ce n'est pas sa faute ! Pourquoi s'excuse-t-elle ? Ce n'est pas grave si elle ne te l'a pas dit ... Tu ne lui en voudras jamais, quelle qu'en soit la raison. Alors tu glisses l'une de tes mains sur sa joue pour qu'elle te regarde droit dans les yeux puis te saisis de ses lèvres à ton tour, comme elle l'a fait juste avant, comme pour lui prouver que tu t'en fiches. « Tu sais ... J'étais au courant. Depuis quelques temps déjà mais ... Je n'osais pas te le dire. » Et voilà, c'est dit. Tu as hésité avant de prononcer ces mots - enfin -, mais voilà, c'est dit. Tu ne peux plus soutenir son regard, c'est trop dur.

Tu continues cependant de lui caresser les cheveux - geste que tu as commencé depuis quelques minutes déjà - ne sachant pas vraiment quoi faire ou dire d'autre. Tu as peur pour la suite, inutile de le nier. Tu as peur du futur qui vous est réservé à tous les deux, honnêtement. Tu feras tout pour cacher ton appréhension mais, à tous les coups, tu n'y arriveras pas. « On va s'en sortir, ne t'en fais pas. Je ... On finira pas te soigner, je te le promets Sweetie ! »

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Saoirse E. Luraschi

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MessageSujet: Re: Je le veux, je l'aurais   Mer 23 Jan - 21:08

  • Ah je m'en doutais qu'il était au courant. Un de ses collègue devait l'avoir prévenu. Il ne pouvait pas rester indéfinitivement dans l’ignorance, tôt ou tard j'aurais du le lui dire de toute façon. Mais d'une certaine manière, je ne voulais pas qu'il l'apprenne comme ça. J'aurais voulu me trouver en face de lui, devant un café ou un thé et le lui avouer. Ca aurait été la meilleure manière, mais hélas je n'ai jamais trouvé le courage de le lui dire.

    Intérieurement, je savais qu'il devait avoir verser quelques larmes mais ne voulais pas me le montrer. Ah ce que je me déteste lorsque je suis la cause de sa tristesse. Je devrais être une de ses sources de bonheur pas de malheur. Je lui déposais alors un ou deux bisous dans le cou pour m'excuser de ce que je venais de lui faire subir. Je ne veux que son bonheur et pas son malheur, mais en ce moment je ne m'y prend pas très bien, je le reconnais.

    Bon, je devais trouver quelque chose pour nous remonter mutuellement le moral! On ne peut pas se permettre de rester avec ces yeux tout rouges et gonflés et cet air triste sur le visage! Cependant, je ne trouvais pas d'idées, jusqu'à ce que mon regard se pose sur mon sac à main qui contenait ce noeud pap' pour Lukas. Un sourire s'étira alors sur mes lèvres, je venais me placer à califourchon sur ses genoux en face de lui. Doucement, je me saisis d'un peu de neige qui se trouvait sur le banc, m'avança vers son oreille et lui susurra:

    >>Dans mon sac se trouve un cadeau pour toi, attrape moi et tu l'as sinon une fois chez toi tu dois me faire un massage.

    Ensuite je lui lançais la sorte de boule de neige que je venais de faire et m'en alla en courant dans le parc. Peut-être que ça nous détendra et nous fera penser à autre chose l'espace d'un court moment. Bon, courir c'est bien, mais je devais réfléchir à une solution pour me défendre. Je n'allais pas le laisser gagner quand même! J'ai un honneur à respecter!

    Certaines vieilles personnes nous regardaient. Il est vrai que deux adultes jouant dans la neige ce n'est pas courant! Mais ces vieilles filles je les ennuies! Je profite de la vie, je m'amuse avec mon copain, c'est tout ce qui compte pour moi. Je suis sûre que ces mamies ne se sont jamais mariées, ne connaissent pas le bonheur que procure le fait d'être simplement dans les bras d'une personne qu'on aime!

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Lukas Eleventh
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MessageSujet: Re: Je le veux, je l'aurais   Lun 28 Jan - 0:24

Un ... Cadeau ? Pour toi ? Ton visage se fait perplexe, tu ne sais pas de quoi elle parle ou, plutôt, de quoi il peut bien s'agir. Tu n'en as pas la moindre idée, donc, et la curiosité remplace la mélancolie dont tu faisais preuve jusqu'à maintenant. Ah, ta chère et tendre n'a pas son pareil pour te faire sourire ! Lorsqu'elle se place à califourchon sur toi, tu entoures sa taille de tes deux bras et la regarde droit dans les yeux, si bien que tu ne t'aperçois pas de son petit manège et que la boule de neige atterrit donc en plein sur ton visage. Elle se lève et part en courant après avoir énoncé le deal, le cadeau ou le massage ... Bah ! De toutes façons, il y a de très fortes chances que tu lui en fasses un juste après, mais ça elle ne le sait pas encore. Enfin bref, spoilers. Elle veut jouer ? Très bien, tu es toujours partant pour ce genre de choses de toutes façons !

Tes mains se débarrassent de l'amas de cristaux de glace sur ta tête et tes jambes te font te lever. Il est temps de partir à la chasse à la Saoirse ! Formant à ton tour un petit tas de neige dans tes mains, tu te mets à courir à sa suite comme un gamin qui passe la première journée de l'hiver dehors. Zigzaguant entre les différentes personnes et les différents objets ornant la place, tu aperçois une chevelure blonde semblable à celle de ta petite amie virevolter dans les airs. Ni une, ni deux, tu lances ce que tu tiens entre tes doigts dans son dos en riant, pire qu'un gosse, sous le regard désapprobateur de quelques personnes âgées à qui tu offres un de tes sourires les plus radieux en les saluant au passage. Pourquoi ne s'amusent-elles pas comme vous le faîtes ? Il n'y a pas d'âge pour cela, penses-tu, car au fond nous gardons tous une partie de notre enfance enfouie au fond de nous, pourquoi ne pourrait-elle pas ressurgir à un moment ou un autre ?

Peu t'importe ce que peuvent en penser tous ses gens, car vous vous éclatez tous les deux et c'est le principal. Mais tu ne t'arrêtes pas là, une seconde rafale de neige atteint Sweetie et, au final, tu te jettes sur elle. Résultat : vous terminez tous deux mouillés sur le sol. « Gotcha. lui dis-tu avant de l'embrasser sur les lèvres. On rentre ? Tu es tellement trempée que tu vas attraper froid, si ça continue ... Mais il n'empêche que j'ai gagné ! Alors, alors, j'ai droit à mon cadeau ? Parce que j'ai envie de savoir, moi, parce que tu m'as toujours pas dit ce que c'était ! » Bon ben voilà, on revient dans cinq minutes en espérant que tu aies terminé ? Non c'est une blague, bien entendu.

Tu places l'une de tes mains sur l'une de tes joues, ton pouce caressant doucement la peau pâle et douce de celle qui partage ta vie en tout temps. Jamais tu ne laisseras quelqu'un ou quelque chose te la voler ... Il en est hors de question. Tu y tiens beaucoup trop, si jamais la mort venait à vous séparer alors tu affronterais l'Enfer pour la revoir, et c'est peu dire. Est-il seulement possible de faire preuve d'autant d'amour envers quelqu'un ? Apparemment, oui.

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Saoirse E. Luraschi

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MessageSujet: Re: Je le veux, je l'aurais   Lun 28 Jan - 1:03

J'étais découverte! J'avais sentit la neige s'infiltrer dans mon cou, suivie de près par un frisson qui parcourra entièrement mon corps. Ni une ni deux, je me retournai, pris de la neige dans mes mains et fis assaut sur Lukas. Enfin, malgré tout ce fut lui qui gagna. Jamais je n'avais perdu une bataille, jamais! Enfin, je n'avais jamais eu à faire à des méchants aussi beau que Lukas. Disons que j'ai été distraite par les yeux de mon cher et tendre amoureux. On était tombé tout les deux dans la neige, après une dure bataille. Il s'était retrouvé au dessus de moi, avant de me rappeler qu'il venait de gagner et qu'il voulait son cadeau. Oui il le méritait, mais il devait d'abord me laisser atteindre mon sac à main pour le lui donner.

Lorsqu'il me dit qu'il fallait rentrer car j'allais attraper froid, j'étais entièrement d'accord avec lui. J'étais totalement frigorifiée! Je ne dirais pas non à une tasse de chocolat chaud et à une grosse couverture, le tout agrémenté d'un câlin! Ouh que ça me fait envie rien que d'y penser. Je le poussai alors sur le côté pour qu'il se retrouve dans la neige, puis chercha dans mon sac le cadeau de Lukas. J'étais absolument sûre et certaine que ce simple noeud papillon allait lui faire extrêmement plaisir. Mais, un rien lui fait plaisir de tout façon. Je peux lui offrir n'importe quoi que ça lui fait plaisir!

Sur le chemin du retour, je traînais littéralement Lukas par la main. Je voulais rentrer vite, pour être vite au chaud avec une tasse de chocolat dans les mains! Plus j'y pensais et plus j'en avait envie! Une fois arrivé à l'appartement, j'ouvris la porte, fonçai dans le salon, lançai mon manteau sur le canapé. Avec un soupir d'aisance, je regardai Lukas, lui déposai un baiser sur la joue avant de me diriger vers la chambre, enlevant successivement mes vêtements. Je me saisis d'une nuisette et d'un nouvel essuis, avant de repasser dans le salon en sous-vêtements. Lançant un simple regard puis entrai doucement dans la salle de bain.

Maintenant j'étais entrain de me demander s'il allait venir ou alors m'attendre dans le salon. Si c'est son côté chaste qu'il écoute il restera dans le salon, s'il décide de ne pas l'écouter il viendra peut-être. En l'attendant, je préparai l'eau du bain, ni trop chaude, ni trop froide, et plein de bain moussant! Mon péché mignon quand il s'agit de prendre un bon bain. Une fois tout ça prêt, j'entrais doucement dans l'eau, me demandant toujours ce qu'allait faire mon cher et tendre Lukas.

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